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L’Innovo et rééducation périnéale : pour un usage intime à domicile

On en parle peu mais près de quatre millions de Français, quel que soit leur âge et leur sexe d’ailleurs,  souffrent de troubles de la continence urinaire et/ou anale. Véritable tabou de société et enjeu de santé publique, ces pathologies peuvent conduire à l’isolement, voire même, à la dépression si elles ne sont pas correctement dépistées et soignées.
 
S’il n’est pas évident de franchir la porte d’un cabinet médical pour ce type de problème, le professionnel de santé est la première personne à qui parler afin d’évaluer précisément le type d’incontinence. En effet, il faut savoir qu’il existe deux formes d’incontinence urinaire qui peuvent parfois être associées : l’incontinence d’effort (perte d’urine en toussant ou éternuant, dans le cadre d’une pratique sportive, en marchant, …) et l’incontinence par impériosité (fuites immédiatement suivies d’une envie urgente et non contrôlable).
 
Autre forme d’incontinence, l’incontinence anale (émission involontaire de gaz ou de selles à l’occasion d’efforts physiques ou de toux). Rappelons que les causes de l’incontinence sont variées (grossesse pour les femmes, pathologies prostatiques pour les hommes, troubles neurologiques, …).
 
Il est donc important de bien prendre soin et d’entretenir la tonicité de nos muscles pelvi-périnéaux qui ont un rôle de maintien des organes situé dans le bas de l’abdomen mais aussi de continence urinaire, fécale et dans la sexualité.
 
Plus concrètement, cet appareil permet de pratiquer sa rééducation périnéale en toute liberté. Il peut être utilisé par les patientes rencontrant les particularités suivantes : rétrécissement ou béance du vagin, infections vaginales, douleurs périnéales dans les rapports, virginité, incontinence double (urinaire et anale)
 
Selon le fabricant, « après 4 semaines, 93% des utilisateurs ont observé une réduction significative du nombre de fuites urinaires. Après 12 semaines, 86% des utilisateurs ont déclaré avoir repris le contrôle de leur vessie et 90% des utilisateurs recommandent ce traitement.
 
Par contre, ce nouveau produit est très cher puisqu’il vous faudra débourser la somme de 399 euros pour vous l’offrir (60% sont pris en charge par la Sécurité Sociale sur prescription du médecin).

Les exercices de Kegel pour contrôler les fuites urinaires chez l’homme

Les problèmes des fuites urinaires chez l'homme sont moins répandus que chez la femme du fait des différences anatomiques entre les deux sexes. Néanmoins, les fuites urinaires chez l'homme peuvent exister et peuvent être particulièrement handicapantes. Quelles sont les causes des fuites urinaires chez l'homme et comment y remédier ?
Chez l'homme, les fuites urinaires sont essentiellement dues à une hypertrophie prostatique. Dans certains cas, l'incontinence peut être due à une insuffisance sphinctérienne provoquée par une chirurgie. Avant tout traitement médicamenteux ou chirurgical, l'insuffisance sphinctérienne peut être soignée grâce à des exercices de rééducation périnéale. Parmi ces exercices, on trouve les exercices de Kegel. Il s'agit de contracter le sphincter pendant une expiration plusieurs fois par jour. Cette contraction peut être soutenue et forte ou peut se faire de façon rapide et répétitive. L'homme peut également essayer de bloquer le jet urinaire quelques secondes.
Si la rééducation ne fonctionne pas, une intervention chirurgicale peut être envisagée. L'incontinence urinaire d'effort chez l'homme peut être traitée par la pause de bandelettes pour soutenir l'urètre. Dans le cas de l'incontinence liée à une hyperexcitabilité prostatique, la pause d'un stimulateur peut améliorer la situation. Cependant, la plus grande cause d'incontinence chez l'homme reste l'hypertrophie prostatique qui peut être soignée par résection partielle ou totale de la prostate.

L’huile de pépins de courge pour le confort urinaire

La prostate entoure le canal urinaire, l'urètre. Les problèmes qui peuvent affecter la prostate sont l'inflammation de la prostate (la prostatite), souvent due à une infection bactérienne, le grossissement de la prostate (hypertrophie de la prostate, aussi appelée adénome) et, plus rarement, le cancer de la prostate. L'augmentation du volume de la prostate, en comprimant l'urètre, peut avoir des conséquences sur la miction : douleurs, difficultés à uriner, mictions plus fréquentes.
La courge est une plante annuelle dont la baie renferme de nombreuses graines. Les graines ont longtemps été utilisées pour leurs propriétés vermifuges. Plus récemment, on a découvert les propriétés décongestionnantes de l'huile extraite des graines, ce qui en fait un allié de premier choix en cas d'adénome de la prostate. L'huile de pépins de courge contient en effet des phytostérols qui inhibent l'inflammation et la croissance du tissu prostatique, à l'origine des troubles urinaires. On la trouve sous forme de capsules, à prendre avec un grand verre d'eau au moment des repas.

Un dispositif contre les fuites urinaires

La rééducation est donc prescrite en première intention en cas de fuites à l'effort, et elle se révèle d'autant plus efficace que les exercices "à la maison" sont faits consciencieusement. Elle se compose de différentes techniques. Le travail manuel consiste à contracter son périnée autour des doigts de la kinésithérapeute durant 5 à 10 secondes, sur l'expiration. Le biofeedback se fait à l'aide d'une sonde dans le vagin qui enregistre les contractions et permet de les visualiser sur écran. Enfin, l'électrostimulation envoie, via une sonde vaginale, de légères stimulations électriques pour contracter le périnée.

C'est là qu'entre en jeu un dispositif médical baptisé Diveen, d'utilisation aussi simple qu'un tampon. Il est indiqué sur avis médical, après un bilan auprès d'un kinésithérapeute périnéal et en complément de la rééducation.
Cet anneau souple se glisse à l'aide d'un applicateur dans le vagin. Son extrémité rigide vient alors comprimer l'urètre, le canal qui évacue l'urine. Cela reproduit ce qui se passe en temps normal : lors d'un effort, l'urètre se bloque sur le périnée lorsqu'il se contracte de façon adaptée et suffisante.

Pour évaluer l'efficacité et la tolérance du dispositif, 41 patientes ont été suivies durant 6 semaines. Les fuites ont été réduites de 68,8% chez les 17 patientes utilisant le dispositif et de 8,25% dans le groupe contrôle, sans dispositif.
Pour le Dr Antoine Faix, urologue, "c'est un outil intéressant en cas de pertes d'urines peu importantes, ponctuellement chez la femme jeune sportive ou chez une femme âgée qui désire plus d'autonomie. C'est en complément de la kinésithérapie et ça ne remplacera pas la chirurgie", précise-t-il.
Bien entendu, d'autres travaux sont nécessaires pour évaluer l'efficacité et la tolérance à long terme, le port du dispositif ayant été seulement évalué sur un mois.

Nos conseils pour éviter les problèmes urinaires

Pour renforcer la tonicité de votre périnée, le premier traitement prescrit est la rééducation, réalisée par les kinésithérapeutes ou les sages-femmes. Dix à vingt séances sont préconisées, voire plus si l’amélioration reste insuffisante. Malheureusement, avec le temps, les résultats s’amenuisent souvent… C’est comme avec l’exercice physique : si vous ne pratiquez pas régulièrement, vous en perdez le bénéfice.

Des séances d’entretien sont donc nécessaires. Cet entretien peut être effectué à domicile. Classiquement, soit on vous demande de refaire les exercices appris, sans aide, ce qui n’est pas toujours facile ; soit le médecin vous prescrit une sonde vaginale qui est programmée pour provoquer une contraction du périnée. Mais depuis peu, de nouvelles solutions vous sont proposées.


Une solution pratique et efficace
L’originalité de l’appareil Innovo est qu’il fonctionne sans sonde vaginale, il est donc facile à utiliser. Vous enfilez deux cuissières dotées en haut de chacune de quatre électrodes adhésives : elles envoient des impulsions croisées qui entraînent la contraction des muscles du périnée. Soit 180 contractions en 30 minutes.

Pour des résultats optimaux en traitement de l’incontinence, des séances de 30 min cinq fois par semaine pendant 12 semaines sont recommandées. Les études montrent que 86 % des utilisatrices disent ensuite ne subir quasiment plus de fuites. L’appli « Innovo le fitness du périnée » (App Store et Google Play) vous permet de suivre vos progrès et de recevoir des conseils d’experts. En entretien, une à deux séances par semaine sont préconisées.
Sur prescription, l’appareil Innovo (399 €) est pris en charge à 60 % par la Sécurité sociale, les mutuelles pouvant compléter. Pour davantage d’infos : lefitnessduperinee.com.

La rééducation connectée sous forme de jeu
Elle a pour but de vous aider à faire à la maison les exercices conseillés par le kinésithérapeute, en complément de la rééducation en cabinet. Des exercices qui apparaissent laborieux et sont souvent abandonnés au fil du temps.
L’idée de muscler son périnée avec un jeu est ingénieuse. La méthode Perifit se compose d’une sonde rose de rééducation périnéale sans fil (inactive, c’est vous qui faites le travail). La sonde est connectée à une application sur votre smartphone, et un coach virtuel vous motive avec des programmes d’entraînement ludiques. L’efficacité de la contraction de votre périnée est mesurée et enregistrée via le capteur dans la sonde. À chaque séance, des points sont engrangés et de nouveaux défis sont proposés aux suivantes.
« Le programme d’entraînement du jeu mime le Biofeedback, technique utilisée pour la rééducation chez les kinés. Plus de 500 kinés et sages-femmes l’ont expérimenté auprès de leurs patientes : cette « Game Boy du périnée » permet d’améliorer l’efficacité de la rééducation. L’entraînement est ludique, les femmes se prennent au jeu. L’enregistrement du travail permet au professionnel de santé de voir si les exercices sont bien effectués », explique Sandrine Galliac, de l’Institut de pelvi-périnéologie de Paris.

Les bactéries du microbiome urinaire contribuent à l’incontinence urinaire

En dépit de son impact et de sa prévalence, ses causes restent encore relativement mal connues. L’incontinence urinaire par urgenturie est principalement attribuée à une signalisation nerveuse anormale qui incite les muscles de la vessie de se contracter involontairement. Cependant, cela semble représenter qu’environ 60% des cas. Ces chercheurs de l’Oregon Health and Science University à la recherche d’autres causes possibles de la maladie, désignent comme autres responsables possibles, des bactéries qui vivent en nous et en particulier dans le microbiome urinaire.

L’appareil urinaire a longtemps été considéré comme un environnement stérile où aucune bactérie ne pourrait normalement se développer. Pourquoi ? Tout simplement parce que les scientifiques étaient incapables de se cultiver des bactéries à partir d’échantillons d’urine en laboratoire. Cette étude, basée sur une approche différente, à la recherche au sein de l’urine, de signes d’ADN bactérien, suggère non seulement le contraire, mais que la variété et le type de bactéries présentes dans le tractus urinaire joueraient un rôle clé dans l’incontinence urinaire par urgenturie comme plus généralement dans la santé.

L’analyse de l’ADN bactérien dans les échantillons d’urine, montre ici chez les participantes souffrant d’incontinence urinaire, une variété beaucoup plus limitée de types de bactéries. Et, dans certains cas, sont retrouvées les bactéries des mêmes types que ceux qui provoquent des infections des voies urinaires. Des données qui suggèrent que même une faible infection persistante pourrait être responsable de symptômes irritatifs d’incontinence par urgenturie.

Variété du microbiome et risque d’incontinence : encore une fois on retrouve l’association entre une moindre variété de communautés bactériennes dans un microbiome et le risque de maladie. Ainsi, soulignent les chercheurs, une diversité microbienne réduite dans d’autres parties du corps a également été associée à une variété de conditions cliniques telles que l’obésité, le syndrome du côlon irritable et la maladie intestinale inflammatoire (MICI). Ici, moins nombreux sont les différents types de bactéries identifiés dans le microbiome urinaire du tractus urinaire, et plus sévères sont les symptômes présentés par le patient. La prochaine étape sera donc de préciser des modèles spécifiques associés au risque d’incontinence.

Botox ou implant : quelle solution choisir pour l’incontinence urinaire ?

Aux Etats-Unis, la toxine botulique (plus connue sous le nom de Botox) a depuis longtemps reçu l'accord de la Food and drug administration pour traiter l'incontinence urinaire . Une nouvelle étude publiée dans le Jama indique que ce traitement, employé chez les femmes qui souffrent d'incontinence sévère, serait aussi efficace et apporterait plus de confort que l'implant.
Les chercheurs de l'Université Duke (Etats-Unis) ont étudié 381 femmes qui déclaraient au moins six épisodes de fuites urinaires pendant trois jours consécutifs, et ne répondaient pas bien aux traitements. Ces femmes ont été réparties au hasard pour être soignées soit avec une injection de Botox soit avec un implant. Après une courte période d'essai pour voir si elles supportaient bien leur traitement, 364 de ces femmes ont été suivies pendant une période de six mois et ont été invitées à tenir un journal de tous leurs problèmes d'incontinence.

Deux mécanismes différents pour détendre le muscle de la vessie

Les injections de toxine botulique ont "libéré" 20% des femmes de leurs problèmes d'incontinence alors qu'elles n'étaient que 4% à en être débarrassées dans le groupe implant.
Pour celles qui n'ont pas été totalement guéries, les résultats peuvent être considérés comme quasi similaires : les femmes ayant reçu une injection de toxine botulique ont réduit leur nombre d'épisodes d'incontinence à 3,9, en moyenne (au lieu de 6), et les femmes avec implant ont réduit ce nombre à 3,3.
"Les deux thérapies sont efficaces pour détendre le muscle de la vessie hyperactive , mais ils le font par des mécanismes différents" souligne le Dr Cindy Amundsen, qui a dirigé cette étude.
"Toutefois, un plus grand nombre de femmes dans le groupe Botox ont souffert d'infection urinaire : 35% contre 11% dans le groupe implant. Nous allons donc essayer d'en découvrir la cause".

Incomed : le portail dédié aux personnes souffrant d’incontinence

Cyril Haëntjens, Fondateur d’Incomed, a décidé de faire tomber ces tabous liés à l’incontinence urinaire en apportant une solution pratique, concrète et discrète à l’encontre des aidants.

Incomed propose un choix de plusieurs milliers de références parmi les marques les plus reconnues et recommandées par les professionnels (Hartmann, Tena, Id- Ontex, Indas, Abena, Seni etc.), garantes de qualité, de confort. Le site facilite ainsi le suivi, le contact et l’accès aux dernières nouveautés. Les produits sont livrés à domicile, partout en France, dans des quantités telles qu’elles assurent une autonomie de près d’un mois ce qui permet aux seniors et/ou à leurs proches d’espacer les commandes et… les contraintes. Le conditionnement sans marquage offre une discrétion optimale, ce qui est essentiel pour les personnes concernées.

Avec Incomed, Cyril Haëntjens souhaite donc agir positivement sur l’état de dépendance progressif en lien avec l’incontinence urinaire. Sa motivation première : aider concrètement et soulager dans les actes essentiels de la vie quotidienne les personnes qui accompagnent nos aînés touchés par ce handicap. Inspiré par les valeurs de la Silver Économie dont il est adhérent depuis la première heure, Cyril Haëntjens a développé une alternative innovante et économique, au réseau traditionnels : une expertise unique en matière d’approvisionnement, cumulée aux nouvelles technologies de communication pour profiter toute l’année des prix les plus justes sur des centaines de protections pour adultes issues des plus grands fabricants de marques.

D’ores et déjà adopté par de nombreuses organisations de tutelles, d’assistances à domicile, d’infirmières, Cyril Haënjtens ne compte pas en rester là… Au-delà de son soutien aux aidants, il vient de conclure un partenariat avec FACIL’iti, récemment distinguée aux trophées de la Silver Économie 2016, pour rendre le contenu de son site accessible aux personnes touchées par des gênes moteurs, visuelles et/ou cognitives.

Perdre du poids pour limiter l’incontinence urinaire : une raison de plus de faire un régime

L'obésité touche aujourd'hui 15% des femmes et 14% des hommes en France. Une maladie chronique qui peut entraîner de l'hypertension artérielle, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), du diabète mais aussi un trouble fonctionnel dont on parle beaucoup moins : l'incontinence urinaire.

"L'augmentation des kilos dans l'abdomen augmente la pression dans la vessie ce qui peut entraîner des fuites urinaires", explique le Dr Adrien Vidart, chirurgien urologue à l'hôpital Foch (Suresnes). "Le surpoids peut aussi altérer certains nerfs qui innervent les sphincters et les muscles de la vessie ce qui peut conduire à des fuites", poursuit-il.
Pour les patients en surpoids, la chirurgie est rarement efficace. La prise en charge la plus adaptée consiste à perdre du poids : on estime qu'une perte de poids de 10% chez une patiente obèse réduit de 50% la fréquence des fuites urinaires. Encore faut-il trouver une activité physique adéquate car certains sports peuvent favoriser l'incontinence urinaire. "On essaie de proposer aux patients des sports qui ne mettent pas le périnée en hyperpression. C'est le cas par exemple du vélo ou de l'aquagym", affirme le Dr Adrien Vidart.

L'incontinence urinaire reste trop souvent une affection honteuse ce qui retarde considérablement le diagnostic. Les femmes attendent en moyenne sept ans après l'apparition des premiers symptômes avant d'en parler à leur médecin.

Renforcement du plancher pelvien pour réduire l’incontinence urinaire

La rééducation périnéale permet de renforcer les muscles du plancher pelvien. Elle peut atténuer ou régler les problèmes d’incontinence dans 85% des cas. Le plancher pelvien est une sorte de hamac musculaire, entre le pubis et le coccyx, qui permet le contrôle des émissions d’urine, des gaz et des selles. La contraction normale des muscles du plancher pelvien donne une sensation d’aspiration de ces muscles vers l’intérieur. Pour les incontinences urinaires d’effort, il est recommandé de contracter les muscles pelviens avant de tousser, d’éternuer pour éviter les fuites urinaires. Voici trois petits exercices à faire à raison de 10 minutes par jour, en étant allongé sur le dos, les genoux fléchis et les pieds légèrement écartés. Ces exercices donnent des résultats s’ils sont effectués de manière régulière sur une période d’au moins 3 mois.

-Pour une plus grande force.
L’exercice consiste à expirer lentement par la bouche, puis effectuer une
contraction du plancher pelvien la plus forte possible pendant 6 secondes en
comptant à voix haute, puis se relâcher pendant 12 secondes. Il faut effectuer
3 séries de 10 contractions-relaxations, avec 1 minute de repos entre les
séries.

-Pour une meilleure coordination
L’exercice consiste à expirer lentement par la bouche, puis effectuer une
contraction du plancher pelvien la plus forte possible pendant 1 seconde et de
tousser fortement pendant 1 seconde en gardant la contraction, ensuite se
reposer pendant 2 secondes et refaire la même chose une autre fois. Il faut
effectuer 3 séries de 2 contraction-toux-repos, avec 30 secondes de repos entre
les séries.

-Pour une plus grande rapidité des contractions
L’exercice consiste à expirer lentement par la bouche, puis effectuer une
contraction du plancher pelvien pendant 1 seconde suivi d’une relaxation
pendant une seconde. Il faut effectuer 3 séries de 6 contractions-relaxations,
avec 20 secondes de repos entre les séries.

Mieux vivre l’incontinence urinaire grâce à ces astuces

Entre 3 à 5 millions de français, hommes et femmes, souffrent, ou ont souffert d’incontinence urinaire. Ensuite, c’est une affection qui touche toutes les classes d’âge, reste plus fréquente chez la femme et chez les personnes de plus de 60ans. Il ne faut pas s’étonner qu’une jeune femme de 25 ans, sans enfants, puisse en souffrir. C’est même quelque chose que l’on retrouve assez chez les grandes sportives. Pour les hommes, l’incontinence urinaire fait en général suite à la prise en charge d’une pathologie prostatique. Enfin, l’incontinence n’est pas une fatalité. Il est possible d’améliorer son quotidien et même guérir de l’incontinence, avec une certaine hygiène de vie et quelques petits exercices. Voici les choses à faire pour mieux vivre son incontinence et améliorer sa qualité vie au quotidien.

1-Eviter la constipation
La constipation peut être une cause d’incontinence. En effet, les poussées pour
évacuer les selles affaiblissent les muscles du plancher pelvien qui participe
à la continence urinaire et fécale. En plus, l’accumulation de selles dans les
intestins comprime la vessie, ce qui augmente la pression vésicale et peut
conduire à des fuites urinaires. Il est nécessaire de consommer des aliments
riches en fibres comme les céréales complètes, les noix, les fruits, les
légumes… Aussi, il est recommandé d’aller à la selle dès que le besoin se
fait sentir.

2-Eviter les aliments qui augmentent la production d’urine
Ceux sont des aliments diurétiques qui induisent un remplissage vésical rapide par les urines. L’alcool, le thé vert, le persil, les asperges, certaines tisanes… sont également à éviter car ils augmentent le besoin d’uriner et donc, la probabilité des fuites urinaires est plus importante.

3-Eviter les aliments qui irritent la vessie
La paroi vésicale joue un rôle important dans l’incontinence urinaire. Certains aliments qui irritent la paroi sont à proscrire. Le thé, le café, les boissons gazeuses, l’aspartame, les oranges, le pamplemousse, les épices, le piment…aggravent l’incontinence urinaire et doivent donc être évités. Les produits acides et les excitants en général, sont des facteurs qui favorisent les fuites urinaires.

4-Boire suffisamment mais pas trop
Les personnes qui souffrent d’incontinence urinaire ont tendance à réduire leurs apports en eau dans le but de réduire les fuites urinaires. C’est une mauvaise idée. En effet, cette restriction hydrique peut causer une constipation et une production d’urines plus concentrées qui induisent des
infections urinaires. Ces dernières irritent encore plus la paroi vésicale, aggravant ainsi l’incontinence urinaire. Il est nécessaire d’avoir des apports équilibrés en eau, entre 1 à 1,5 litres par jour, à répartir sur la journée en fonction de sa soif, et éviter de boire après le dîner pour ne pas se lever la nuit.

5- Le calendrier mictionnel
Il permet de recenser sur quelques jours, les heures du coucher, du réveil, des mictions, les apports hydriques et des fuites. Ce journal mictionnel vous aidera à identifier les moments des fuites et à les anticiper pour vos sorties par exemple. Ce calendrier est la première chose qu’un médecin demande à une personne souffrant d’incontinence urinaire.

Le vrai et le faux des idées reçues

Nombreuses sont les rumeurs qui circulent sur la toile concernant l’incontinence urinaire et cela ne fait qu'alourdir l'embarras des individus concernés. Décryptage du vrai et du faux parmi ces huit idées reçues.

L'incontinence est un signe d'affaiblissement physique
L'incontinence urinaire ne pourrait être considérée comme une maladie. On peut l'associer plutôt à un symptôme relatif aux troubles physiques comme la difficulté à maîtriser sa vessie ou ses sphincters. Cela peut aussi être un symptôme du manque de tonus du plancher pelvien ou lié à un trouble de transmission des influx nerveux entre la vessie et le cerveau. L'incontinence urinaire peut donc se manifester à tout âge. Par contre, l'affaiblissement physique entraîne une dégénérescence du cerveau, ce qui ne fait qu'aggraver les fuites urinaires. Cela s'explique par le fait que la diminution ou la perte des facultés cognitives d'un individu peut réduire son autonomie et favoriser l'incontinence.

On ne peut rien faire en cas d'incontinence
Voilà encore une rumeur qui ne permet pas aux personnes concernées de prendre en main leur situation. Il existe désormais plusieurs solutions qui peuvent être adoptées pour combattre l'incontinence, même si elles ne correspondent pas toutes à tous les cas de figure. L'incontinence urinaire peut être traitée, grâce à la rééducation périnéale. Pratiquée dès les premiers symptômes, cette dernière permet de régler le problème de manière durable. Il existe aussi des médicaments qui permettent de lutter contre ces envies soudaines. Des solutions chirurgicales sont aussi envisageables.

L'incontinence ne touche que les personnes âgées
Ne pas être capable de se retenir avant d'aller aux toilettes concerne les jeunes enfants et les individus âgés. Mais cela est tout à fait faux. Certes, les fuites urinaires deviennent très fréquentes lorsqu'on vieillit, car les facteurs propices s'accumulent au fil du temps. Cependant, il faut noter que l'incontinence urinaire peut concerner n'importe qui et faire son apparition à tout âge. Il n'est pas rare de voir une femme enceinte ayant une envie fréquente d'uriner, puisque le poids de bébé exerce une pression sur la vessie. Il s'agit d'une incontinence ponctuelle. Dans ce cas, la vessie s'ouvre et laisse évacuer l'urine. Certaines activités sportives faisant travailler l'abdomen entraînent une incontinence ponctuelle.

Boire moins est une solution pour éviter l'incontinence urinaire
C'est complètement une fausse idée ! Il n'est jamais recommandé de réduire la consommation d'eau. En effet, lorsque vous ne buvez pas suffisamment, votre urine devient de plus en plus concentrée et cela ne fait qu'engendrer des infections urinaires. Les risques d'incontinence seront ainsi augmentés. Il faut toujours boire de l'eau pour mieux vous hydrater. Faites en sorte de boire de petites quantités d'eau entre les repas. Évitez de boire deux heures avant de vous coucher. Les boissons alcoolisées, les sodas, les boissons caféinées et le jus de citron sont à consommer avec modération.

Incontinence : comment la prévenir durant la grossesse ?

L’incontinence urinaire touche de nombreuses femmes durant la grossesse. Toutefois, ce problème peut être résolu avec les bons gestes. Voici quelques conseils pour éviter l’incontinence urinaire durant la grossesse :

-la rééducation périnéale : cette technique permet de renforcer les muscles du périnée qui sont mis rude épreuve dans le changement corporel de grossesse. La rééducation périnéale apporte de la tonicité aux muscles et aide au contrôle de la vessie. La technique consiste à toucher le vagin tout en contractant le muscle vaginal. La patiente apprend à contrôler les pressions du ventre pour mieux contrôler la vessie. Elle est exécutée sous les recommandations de la sage-femme ou de la kinésithérapeute. La séance dure environ 20 à 30 mn et il faut 10 à 15 séances pour de résultat concluant.

-l’électrostimulation périnéale : la technique consiste à introduire une sonde dans le vagin. Cette sonde sert à envoyer un faible courant pour permettre des contractions. Les muscles du périnée et les sphincters sont plus résistants de cette façon.
-le biofeedback : pendant une séance de biofeedback, c’est le patient lui-même qui contracte volontairement son périnée. Une sonde intra-vaginale est également utilisée pour envoyer les micro-courants. Un appareil est relié à la sonde pour vérifier l’intensité du courant.

-les bons gestes au quotidien : une alimentation saine permet d’éviter l’incontinence urinaire durant la grossesse. En effet, la prise excessive de poids est l’un des facteurs principaux de l’incontinence. Les boissons à éviter sont celles qui contiennent de la théine et de la caféine. C’est pareil pour les sports demandant beaucoup d’efforts. La marche reste la meilleure activité durant la grossesse.

Problème d’incontinence : les solutions disponibles en ligne sont plus prisées

L’incontinence reste un problème de santé mal accepté, aussi bien pour la personne qui en souffre que son entourage. Même si le progrès de la médecine est assez surprenant dans le traitement de l’incontinence et que divers accessoires sont disponibles pour faciliter la vie au quotidien, les patients atteints d’incontinence préfèrent cacher leur mal sous l’anonymat. C’est pourquoi les solutions en ligne semblent être la meilleure perspective pour eux. En effet, de nombreux sites spécialisés proposent un large choix de protections pour l’incontinence et des réponses plus ou moins satisfaisantes pour les patients qui désirent trouver quelques conseils. Si le web connait un tel succès c’est qu’il y a le garanti de l’anonymat.

Selon les statistiques, 70% des personnes âgés qui utilisent des sites ont déjà parlé de leur problème à leur médecin. Le 30% restant déclarent avoir une gêne pour en parler même si l’incontinence est un phénomène habituel du vieillissement. Ceci implique l’ignorance des traitements disponibles et même des complications. Sur la toile, les patients choisissent eux-mêmes les protections qui leur sont utiles et pratiques. Les critères de choix se focalisent sur la capacité d’absorption, le confort, la sécurité, l’importance de la gamme et le prix. Mais les séniors réclament toujours des améliorations sur les produits proposés. Ils veulent des produits plus absorbants, moins encombrants et légers. Des produits spécifiques pour patients alités devraient exister ainsi que des produits nocturnes pour le couchage de côté. Les couches devraient avoir des bandes adhésives à l’arrière et il devrait avoir aussi des produits moulants qui soient invisibles sous les vêtements. Les séniors pensent également à des pull-up jusqu’à la taille et adaptés pour les personnes en surpoids. Bref, beaucoup de critère sur lequel les fabricants penchent pour assurer la satisfaction de la clientèle.

Incontinence : le cas des enfants

L’incontinence chez les enfants fait souvent référence à l’énurésie car après 5 ans, l’enfant continue à mouiller son lit la nuit et dès fois le jour. Moralement et physiquement, l’enfant ne présente pas de problème, c’est pourquoi il est difficile de déterminer exactement l’origine de l’incontinence chez les enfants. En tout cas, les causes de l’incontinence de nuit peuvent être la surproduction d’urine la nuit, l’incapacité de reconnaitre une vessie remplie, un développement physique lent ou bien l’anxiété. Il se peut aussi que l’énurésie soit héréditaire si on se réfère aux antécédents de la famille. En ce qui concerne l’incontinence diurne, il peut y avoir un dysfonctionnement des appareils génitaux comme une vessie hyperactive ou tout simplement un problème psychologique.

Toutefois, l’incontinence chez l’enfant s’améliore avec le temps. En effet, plus l’enfant grandit plus les symptômes disparaissent. Selon les statistiques, l’incontinence chez l’enfant diminue de 15% chaque année après l’âge de 5 ans. Le traitement peut être des thérapies douces mais il y a également les traitements médicamenteux. L’imipramine est conseillée pour l’énurésie car il agit sur la vessie et le cerveau cependant, le résultat est garanti cent pour cent que chez 20% des patients traités avec ce médicament. Comme le but c’est d’équilibrer le niveau d’ADH, la desmopressine ou DDAVP, une hormone synthétique, peut être utilisée chez les enfants. Si la cause de l’incontinence est une vessie hyperactive, le médecin traitant peut opter pour des médicaments qui calment le muscle de la vessie. Ce type de médicament se classe dans les anticholinergiques.

Prolapsus génital : la chirurgie peut avoir comme effet secondaire un problème d’incontinence sur plusieurs années

Dans la plupart des cas que ce soit pour un prolapsus de la vessie, de l’utérus ou du rectum à travers le vagin, une intervention chirurgicale est nécessaire pour corriger le problème. D’après une étude de l’Université de Loyola pourtant, la chirurgie du prolapsus a pour effet des incontinences chez les patientes. Cela est constaté durant les 7 années qui suivent l’opération sur 9 à 42% des patientes opérées.

L’étude menée sur 36 femmes indique une prévalence de 7,5% de l’incontinence urinaire d’effort 5 ans après l’opération du prolapsus. Ces dernières découvertes amènent les médecins à bien informer leurs patients sur les effets secondaires d’une chirurgie en cas de prolapsus. De ce fait, l’Association Urofrance priorise la mise en garde des patients sur les risques de fuites urinaires après la chirurgie.
L’urologue ou l’urogynécologue conseille les patients sur les différentes étapes chirurgicales de traitement de l’incontinence urinaire d’effort en rapport ou non au prolapsus.

Même si une deuxième intervention peut régler le problème définitivement, la plupart des femmes opérées, soit environ 95% ne souhaite plus subir une deuxième intervention. Dans ce cas, elles bénéficient des conseils des spécialistes sur la façon de bien vivre avec une incontinence. Le médecin recommande aussi des accessoires pharmacologiques comme les inhibiteurs de la re-capture de la sérotonine pour gérer l’incontinence. Rappelons que le prolapsus est un déplacement anormal d’un ou plusieurs organes du pelvis féminin vers le bas et il est favorisé par les accouchements multiples, les efforts physiques intenses et la ménopause.

Bilan urodynamique, un examen non systématique en cas d’incontinence urinaire d’effort

D’après les données statistiques, 86% des femmes sont victimes d’incontinence urinaire d’effort à certaines périodes de leurs vies. Avec l’arrivée des appareils chirurgicaux innovants, cette forme d’incontinence nécessite souvent un bilan urodynamique préopératoire douloureux avant le passage au bloc opératoire. Dernièrement, trois recherches sur le sujet ont démontré que cet examen n’est plus une étape indispensable dans la prise en charge de la maladie.

Le cas de la France

Chez nous, le bilan urodynamique n’est pas exigé pour diagnostiquer l’incontinence urinaire féminine mais il facilite l’opération chirurgicale d’une incontinence urinaire d’effort pure dénuée de symptôme clinique associé. Cet examen devient obligatoire dès qu’il s’agit d’un cas d’incontinence urinaire sévère ou complexe et les détails de l’intervention sont expliqués dans une fiche descriptive de l’Association française d’Urologie (AFU). Toutefois, la chirurgie ne doit être envisagée qu’après échec des interventions conservatrices et pharmacologiques. D’autres solutions comme les exercices de renforcement du périnée et les protections absorbantes permettent également de surmonter l’incontinence urinaire d’effort.

Les études

Parue dans la revue Obstetrics and Gynecology, la première étude confirme que les résultats cliniques sont les mêmes avec ou sans le bilan urodynamique réalisé avant l’intervention. Pour arriver à de telles conclusions, les scientifiques de l’Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas) et du Consortium Urogynecology ont comparé les cas de 578 femmes souffrant d’incontinence d’effort simple à opérer ou à traiter. Parmi elles, celles qui ont été opérées directement sans bilan préalable ont eu de meilleures améliorations par rapport à celles qui ont subi le bilan de routine.

Pour la seconde recherche, une expérience auprès de 630 femmes a permis aux experts de la Loyola University (Californie) de prouver qu’il n’est pas toujours nécessaire de soumettre les patientes à cet examen pénible. Enfin, la troisième étude incite les médecins à « considérer la question posée et de vérifier si le bilan urodynamique va modifier la prise en charge du patient » pour réduire les risques d’échec et de complications postopératoires.

Dépistage du cancer de la prostate : un test génétique est possible

Pour dépister les premiers signes ou l’agressivité d’un cancer de la prostate, un test générique est maintenant possible. Ce test permet de traiter les patients à temps et d’éviter les complications liées à la maladie.

Le cancer de la prostate est une maladie qui touche particulièrement les personnes âgées. En étudiant les gènes responsables du vieillissement, il est possible de prédire l’agressivité d’un cancer de la prostate. Pour les chercheurs de la faculté de médecine de Columbia à New-York, cette découverte est un espoir pour toutes les personnes atteintes de cette maladie. Rien qu’en France, on compte 40 000 personnes qui sont touchées chaque année par un cancer de la prostate.

L’étude et les expériences ont été réalisées sur une période de 10 ans pour arriver à ce résultat. En effet, durant cette période, les scientifiques ont étudié différents bio-marqueurs génétiques sur 43 patients. C’est ainsi qu’ils ont découvert que la combinaison des tests existants permettait le calcul de l’activité des trois gènes responsable du vieillissement. La technique permet la mise en place d’un suivi régulier des malades et de déterminer à temps l’évolution du cancer sans la nécessité de faire une biopsie.

L’avantage de cette technique est le dépistage rapide du cancer de la prostate pour éviter les sur-traitements car la plupart des patients cancéreux subissent un traitement lourd même au stade T1 d’un cancer même si la maladie évolue très lentement. Avec un test génétique, le patient peut éviter l’ablation d’une tumeur par intervention chirurgicale.

Un test génétique pour un meilleur dépistage du cancer de la prostate

Publiée dans la revue Transnational Medecine, une étude américaine a permis de mettre en place un test génétique capable de dépister le cancer de prostate et délimiter le degré d’agressivité de cette maladie. Avant d’arriver à de telles conclusions, les scientifiques de la faculté de médecine de Columbia, New-York, ont pris en compte les résultats de précédentes études sur le sujet.

3 gènes clés

Dix années de recherches sur les bio-marqueurs génétiques de 43 malades ont permis aux experts d’analyser 3 gènes concernés dans le vieillissement et capables de prédire l’agressivité d’un cancer de prostate. Avec l’aide des tests préétablis, les chercheurs ont conclus que le calcul de l’activité des gènes de la vieillesse permettait de faire une estimation du caractère agressif d’un cancer prostatique. Il s’agit donc d’un nouvel outil fiable pour connaitre à l’avance l’évolution du cancer sans devoir utiliser une biopsie. En tant que directeur de l’étude, Cory Abate-Shen rappelle que ces marqueurs génétiques permettent de connaître la vraie nature du cancer et choisir le traitement le plus adéquat.

Des atouts inestimables

Parmi les avantages de ce nouveau test génétique, les chercheurs mettent en valeur :

Une amélioration du dépistage et une diminution des traitements abusifs. D’après les données de l’Inserm, 9,3% à 22,2% des malades souffrant d’une tumeur de stade T1 sont victimes de sur-traitement. A noter que la plupart de ces tumeurs sont à évolution lente et ne bénéficient pas forcément de traitements lourds à effets secondaires irrémédiables telles l’incontinence urinaire et l’impuissance sexuelle.

Une détection précoce qui évitera le stade de l’ablation de l’organe et mettra en place une prise en charge légère.

L'arrivée de la ménopause, une influence des hommes ?

Une récente recherche canadienne rapporte que les hommes ont une part de responsabilité dans le déclenchement de la ménopause.

En essayant de répondre à la problématique « et si la ménopause était la faute des hommes ? », les chercheurs ont conclus que les femmes sont victimes des hommes qui ont tendance à choisir des épouses de plus en plus jeunes. Cette tendance historique a un impact direct sur la fertilité des femmes mûres qui n’attirent plus les hommes après 45 ans.

En tant qu’auteur de l’étude, le professeur Rama Singh espère toutefois sur l’amélioration de l’espérance de vie et les grossesses tardives pour rectifier la situation et repousser au loin la ménopause. D’autant plus que les femmes âgées ont su s’adapter à leur situation et à ces messieurs toujours attirés par les jeunes femmes.

Une théorie contradictoire

Toujours pour répondre à la question clé, d’autres scientifiques comme le docteur Maxwell Burton-Chellew de l’Université d’Oxford affirme que ce sont les femmes qui évoluent avec l’âge et leur infertilité pousse les hommes à se tourner vers les femmes plus jeunes.

La ménopause

Chez les femmes de 40 à 55 ans, la ménopause est un phénomène naturel déclenché par l’arrêt des menstruations. A partir de cette période, la femme est infertile et ne produit les hormones de la fécondité. Parmi les effets secondaires de cette ménopause figurent les bouffées de chaleur, la sécheresse intime, l’incontinence urinaire, l’irritabilité, ou la prise de poids. Pour en diminuer les conséquences, il suffit de faire une activité physique régulière, avoir une alimentation riche et équilibrée ou suivre un traitement hormonal.

Des ET au service de la santé et de la qualité de vie

Plus connus sous l’abréviation ET, les entérostroma-thérapeutes assurent la santé et le maintien de la qualité de vie des patients dans toute la France et travers le monde entier. Ces infirmiers(ères) Diplômés(es) d’Etat (IDE) spécialisé(e)s en stomathérapie assisteront à leur 12ème congrès européen du 23 au 26 juin prochains à Paris.

Les stomies

Globalement, les stomies concernent toute dérivation chirurgicale d’un conduit devenu incapable d’assurer son rôle d’évacuation après un accident ou une maladie. Outre les habituelles stomies digestives ou « anus artificiel », des stomies urinaires, de la trachée (trachéostomie) ou du thorax (thoracostomie) peuvent sauver des vies.

Un événement phare

Organisé tous les deux ans, le congrès de l’ECET ou European Council of Enterostomal Therapy rassemblera cette année des centaines de spécialistes venant de tous les pays européens et des autres continents. Parce que les ET s’occupent désormais des soins de plaies et de l’incontinence urinaire et fécale, les thématiques abordés au congrès seront plus variés et informatifs. Et grâce à leur contribution dans le domaine de la recherche et de l’enseignement, les spécialistes en herbe bénéficient d’une meilleure formation tandis que les laboratoires spécialisés proposent des dispositifs et appareillages innovants pour les stomies, les soins de plaies et l’incontinence.

Le bien-être des malades

Intervenant auprès des malades de tout âge, les ET se chargent de soigner les stomies et en prévenir les complications, les blessures chirurgicales extensives ou compliquées, les escarres, les plaies du pied diabétique, l’ulcère de la jambe, les plaies de cancers, les blessures de guerre ou de grandes catastrophes naturelles et artificielles. Outre ces points essentiels, les ET s’occupent également de la nutrition, de la rééducation, de la vie sexuelle, de l’image corporelle et de l’activité physique des patients. Ils vont même jusqu’à créer des outils de suivi par Internet et des programmes d’éducation thérapeutique.

Santé : mieux gérer les fuites urinaires après l'accouchement

Parmi les différentes cause d’incontinence chez la femme, l’accouchement provoque souvent des pertes d’urines incontrôlables qui ont longtemps été le sujet des idées reçues. Pour en revenir sur les causes et les traitements de ces troubles, voici les conseils du gynécologue Bernard Hédon.

D’où vient ce type d’incontinence urinaire ?

Pendant l’accouchement, toute la région périnéale subit différents phénomènes de distension. Dans cette partie de l’organisme, le sphincter urétral peut être victime de déchirements ou d’inhibition transitoire lors des efforts de l’accouchement et ainsi provoquer des pertes d’urine involontaires.

La kinésithérapie, une technique efficace

Dans la plupart des cas, il ne faut pas trop s’inquiéter car cette incontinence urinaire peut guérir naturellement avec la cicatrisation et la tonification des tissus lors de la période de repos musculaire. Mais si les troubles persistent, vous pouvez faire des exercices spécifiques de kinésithérapie après un à deux mois de l’accouchement. Cette rééducation aide le tissu à corriger la distension au niveau du sphincter urétral et en accélérer la guérison.

L’opération chirurgicale en dernier recours

Très rarement, il arrive que les gynécologues proposent une intervention chirurgicale pour corriger les distensions graves entrainant une incontinence urinaire très abondante et incontrôlable. Malgré les séances de kinésithérapie ciblées, il se pourrait que la patiente n’observe aucune amélioration. Dans cette situation, le spécialiste doit attendre un à deux mois après la naissance du bébé pour faire des tests approfondis et détecter les causes de l’incontinence urinaire. Quelques heures au bloc opératoire permettront ensuite de tout remettre à l’état normal et vous débarrasser de ce problème d’incontinence urinaire.

La chirurgie robotique pour soigner l’incontinence urinaire

Dans 10% des cas, les incontinences urinaires surviennent après le relâchement des muscles du plancher pelvien lors de l’accouchement. Mais pour la plupart des victimes âgées de plus de soixante ans, ce trouble est dû à des changements anatomiques provoquant une descente d’organes (vessie, utérus, rectum), des calculs rénaux ou des tumeurs.

Les anciens traitements

Il existe trois méthodes pour soigner l’incontinence urinaire provoquée par la descente d’organe :

La kinésithérapie pour réduire l’importance des symptômes et améliorer la qualité de vie du patient.

La pose du pessaire, un dispositif intra vaginal chargé de soutenir les organes.

La c½liochirurgie, une intervention utilisant une caméra et des instruments chirurgicaux introduits à travers quatre orifices afin de repositionner l’organe descendu avec des bandelettes prothétiques fixés sur des ligaments de la colonne vertébrale.

D’une manière générale, ces interventions permettent de stabiliser l’incontinence mais elles présentent des risques comme l’expulsion des bandelettes, la mauvaise manipulation de la caméra et les instruments non articulés pour la c½liochirurgie.

La technique par robotisation

Pour limiter les risques liés aux approches précédentes, le docteur Frédéric Girard, Chirurgien urologue du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph a opté pour la chirurgie robotique. Elle lui permet de profiter d’instruments articulés, dirigés par le bras d’un robot et commandés par la console du chirurgien. Cette innovation technologique garantit une précision des gestes et une vision transposée sur l’écran grâce à la caméra en trois dimensions. Pour opérer, le spécialiste a le choix entre un robot à multi-trocarts qui utilise différentes incisions pour faire entre les instruments chirurgicaux ou un mono-trocart qui l’aide à opérer via l’ombilic (moins de plaies des parois intestinales ou abdominales).

Les femmes face à l’incontinence urinaire

Dans leur vie quotidienne, les femmes sont souvent confrontées à des situations gênantes qui affectent plus ou moins leur qualité de vie. C’est ce qui a poussé Ipsos et Tena à réaliser une recherche sur l’impact du sexe féminin et des stéréotypes qui les concernent ainsi que leur capacité à maîtriser ces instants désagréables. En tant que spécialiste des produits d’incontinence, Tena comptait sur le résultat de cette enquête auprès de 2055 françaises pour avoir un aperçu des conséquences des fuites urinaires chez les femmes dont 3 sur 4 ont déjà été victimes, 4 sur 5 sont conscientes de l’existence de solutions et 2 sur 3 ont eu accès aux produits adaptés à leur situation.

Préserver l’image sociale

D’après ce sondage, 75% des femmes sont victimes d’incontinence urinaire mais celles-ci sont déjà conscientes de l’existence de solutions adaptées à leurs soucis d’apparence afin de mieux vivre en société : le document rapporte que 81% des femmes enquêtées ont du mal à supporter les réactions de leur entourage, 89% souffrent habituellement de troubles très gênants et 8 femmes sur 10 misent sur les solutions.

Pour assumer l’incontinence urinaire

Les sentiments de honte, de peine, de gêne et de ridicule sont toujours là pour les femmes souffrant de troubles urinaires. Pour elles, les solutions sont là pour surmonter l’angoisse, la perte de confiance et les traumatismes durables. Le but de cette étude de Tena Ipsos est donc d’aider une femme sur trois à trouver les solutions idéales pour encourager à retrouver l’estime de soi et surmonter une bonne fois pour toutes les conséquences des fuites urinaires sur leur vie sociale.

Seniors, clé de l’essor économique du XXIème siècle

Le vieillissement de la population mondiale a un impact majeur dans l’économie. Ce phénomène démographique qui touche autant les pays riches que les nations en voie de développement entraine un important bouleversement au niveau de la consommation médicale et implique directement tous les acteurs de la santé. Selon les prévisions de l’Ined, les aînés de plus de 65 ans représenteront 20% de la population mondiale en 2050 (3 milliards de personnes). Pour le cas de la France, le Syndicat national des maisons de retraite privées ou Synerpa annonce une multiplication par six du taux des personnes âgées de plus de 80 ans en 2035.

Une économie de l’or gris

Cette tendance nous entraine vers une hausse inévitable du nombre des centenaires, un allongement de l’espérance de vie qui promet des opportunités de longue durée parce qu’il constitue un taux de croissance régulier et élevé, supérieur en moyenne de 3 à 4 points de celui du PIB. Selon Roland Duss, directeur de la recherche et gestionnaire de fortune à la banque privée suisse Gonet & Cie, c’est le domaine de la santé qui profite beaucoup de ce vieillissement de la population et il conseille aux investisseurs de se tourner vers les sociétés qui interviennent dans des sous-segments très porteurs tels les médicaments génériques, les soins à domiciles, les produits d’incontinence urinaire et les équipements optiques.

Une prévision affirmée par l’institut de recherche en santé publique Gis-Iresp : « une personne de 75 ans a besoin en moyenne de quatre fois plus de soins et de biens médicaux qu’une personne de 30 ans ».

Prise en charge de l'incontinence urinaire : Hausse du niveau de compétence des infirmières

Parue dans le Journal of Advanced Nursing du 21 mars 2013, une recherche espagnole a prouvé que les infirmières formées sont aptes à assurer des actes ou soins habituellement réalisés par les médecins. Des résultats intéressants dans une période marquée par la désertification médicale, l’interdisciplinarité et le développement des maisons de santé pluridisciplinaires. Cette réussite du transfert de tâches médicales est une étape essentielle dans la quête de changement dans le domaine de la santé.

Durant l’étude, le docteur Mireira Fàbregas de l’Institut Català de la Salut (Barcelone) et son équipe ont basé les recherches sur 1 461 patients adultes pris en charge par une infirmière compétente ou un médecin généraliste pour traiter des problèmes de santé de faible complexité. Au niveau du corps soignant, l’étude a été effectuée dans 38 cabinets de médecine générale avec la concurrence de 142 médecins généralistes et de 155 infirmières. Les spécialistes se sont fondés sur l’évaluation du niveau de résolution des symptômes des malades ainsi que le niveau de satisfaction de ces derniers 15 jours après la consultation.

Les résultats de l’étude ont affirmé la compétence des infirmières dans 86,3 % des cas et elles excellent surtout en cas de soins de pansement, de traitement de la diarrhée aiguë, des blessures et des brûlures mais elles préfèrent se confier aux médecins généralistes pour les maladies qui nécessitent des protocoles complexes comme la prise en charge de l’incontinence urinaire, du mal de dos, des infections respiratoires aiguës bénignes. En guise de conclusion, le docteur Fàbregas et ses collaborateurs confirment que les infirmières qui ont eu accès à des formations ciblées sont tout à fait capables d’assumer avec succès la prise en charge des problèmes sanitaires de faible complexité.

Incontinence et sexualité : l’image du corps s’altère

Selon une étude norvégienne, 12% des femmes de 20 à 29 ans souffrent d’incontinence, 25% des 60 à 69 ans et 32% des plus de 80 ans. En effet, le 3/4 des personnes qui ont des problèmes d’incontinence urinaire sont des femmes. Toutefois, les hommes ne sont pas non plus épargnés par ce problème. L’incontinence urinaire est un problème difficilement surmontable car peu de personnes osent en parler sauf si l’état s’aggrave. Une des conséquences de l’incontinence urinaire est le trouble sexuel. Elle se traduit par des fuites urinaires durant les rapports sexuels. Cela entraine la perte de confiance de soi, la diminution de la libido et l’absence d’orgasme chez la plupart des personnes atteintes.

Les troubles sexuels liés à l’incontinence ont plus d’impact chez les femmes

Une personne souffrant d’incontinence urinaire a du mal à avoir une bonne estime de soi surtout si la maladie affecte sa vie sexuelle. Or, la confiance en soi est indispensable pour pouvoir s’épanouir sexuellement. Les conséquences de l’incontinence sur la sexualité sont multiples comme les douleurs durant les rapports sexuels, la diminution de libido ou des orgasmes et les fuites urinaires pendant l’acte sexuel. Entre 25% et 50% des femmes souffrant d’incontinence souffrent de troubles sexuels et 6% affirment même ne plus avoir de sexualité à cause de ce problème.

Selon, le docteur sexologue Marie-Hélène Colson, il faut prendre certaines précautions pour limiter les impacts des troubles sexuels liés à l’incontinence. Elle recommande avant chaque rapport sexuel de soulager complétement la vessie, de changer de position doucement et lentement et d’utiliser des préservatifs. Mais la meilleure façon de mieux vivre sa sexualité avec l’incontinence chez d’en parler à des professionnels.

Incontinence et sexualité : comment répondre aux besoins des patients ?

Les personnes souffrant d’incontinence présentent, dans la majorité des cas, des troubles au niveau de la sexualité. Selon une étude publiée dans le Journal of Advanced Nursing, une formation orientée sur la sexualité devrait être prodiguée à tous les professionnels de la santé peu importe la spécialité afin de répondre aux besoins intimes des patients.

Près de 3 millions de français souffrent d’incontinence

En France, on compte plus de 3 millions de personnes qui souffrent d’incontinence mais le chiffre reste dérisoire car beaucoup préfère cacher leur problème d’incontinence en sous-estimant le problème. Chez les femmes, 25 à 50% affirment qu’elles ont des troubles sexuels depuis l’incontinence urinaire et plus de 60% présentent des pertes durant les rapports. Même si l’incontinence urinaire est moins fréquente chez les hommes, elle reste handicapante sexuellement car elle occasionne des troubles de l’érection et des fuites.

Tout âge et sexe confondus, 29 personnels soignants ont été interrogés durant cette étude. Tous ont affirmé que l’incontinence entrainait chez les patients un problème d’estime de soi. L’étude suggère qu’une formation à la sexualité chez les professionnels de la santé permettrait d’établir une relation de confiance entre médecin et patient. En effet, il faut se préparer à mieux agir face aux questions intimes des patients et apporter des réponses rassurantes tout en étant réalistes. La communication est à maitriser dans ce sens aussi bien au niveau gestuel que verbal. Le but c’est de faire comprendre aux patients que leur handicape ne devrait pas être un frein à leur vie sexuelle.

Cette formation permet un suivi, plus ou moins psychologique chez les patients pour assurer un meilleur rétablissement.

Des produits performants pour soigner l’incontinence urinaire

Sujet tabou, l’incontinence est un problème de fuite urinaire attribué aux seniors. Mais de plus en plus de jeunes personnes sont affectées et il y a maintenant beaucoup de femmes qui perdent le contrôle de leurs vessies après les efforts de l’accouchement. C’est ce qui a amené à la création de produits d’incontinences adaptés à toutes les clientèles cibles. Parmi les marques phares sur le marché, Tena appartient au suédois SCA et elle propose de nombreux produits innovants destinés à résoudre les problèmes d’incontinence urinaire.

Rajeunir la clientèle

Chez les femmes de 35 ans et plus, la marque Tena enregistre un cas d’incontinence sur trois. Il s’agit d’impondérables périnéens qui touchent surtout les femmes qui ont eu des enfants et qui n’ont pas suivi de programme de rééducation du périnée suite à l’accouchement. Après quelques années, les fuites urinaires sont de plus en plus nombreuses et nuisent à la vie quotidienne de ces femmes. Même si ces dernières sont au courant de l’existence de la marque spécialisée, elles n’osent pas franchir le pas et préfèrent investir dans de protège slips pour l’hygiène intime. D’après les données de Tena, 75% des femmes victimes de fuites urinaires évitent les rayons incontinence dans les grandes surfaces. Pour Thierry Ugo, responsable marketing, c’est un grand marché à exploiter.

Une nouvelle approche

Pour attirer ces jeunes femmes, la marque a sorti Tena Light, une gamme complète de protège slip dotés d’une technologie de pointe adaptée aux fuites urinaires. Ce produit se démarque par son packaging qui ressemble à celui des serviettes hygiéniques et il est accessible à la croisée des rayons avec un slogan humoristique « pour vos moments ooups ».

Santé : la caféine augmente le risque d’incontinence urinaire

Parue dans The National Library of Medecine, une recherche scientifique a réussi à identifier les ravages du café et de la caféine chez les hommes souffrant de problèmes d’incontinence urinaire. En son statut d’auteur principal de l’étude, le docteur Alayne Markland de l'Université de l'Alabama à Birmingham confirme qu’une démarche clinique applique déjà la proscription de la caféine aux patients victimes de troubles urinaires comme l’incontinence. Chez d’autres patients, la consommation est tolérée mais il vaut mieux revoir les doses quotidiennes.

Les déroulements de l’expérience

Durant trois années d’expérimentation, le docteur Markland et son équipe ont pu observer les comportements de quelques 4 000 hommes. C’est à partir des réponses aux sondages que les spécialistes ont pu vérifier leur théorie basée sur le risque accru de complication chez les sujets souffrant d’incontinence urinaire qui ont l’habitude d’ingérer du café et autres boissons contenant de la caféine. Comparés aux hommes qui boivent très peu de café, ceux qui en abusent sont plus sujets aux troubles urinaires. Il leur suffit donc de limiter cette consommation journalière pour réduire la fréquence des incontinences, et ainsi faire un pas vers la guérison.

Des dommages limités

Pour rassurer les malades, le docteur Markland précise tout de même l’inexistence de causalité entre la consommation de caféine et l’apparition de dégâts ultérieurs sur la vessie des hommes. Enfin, il est utile de mentionner que l’incontinence urinaire figure parmi les effets secondaires du grand âge. Pour les seniors victimes de ce genre de trouble, il est donc nécessaire de réduire la dose habituelle de café.

Cancer de la prostate : pour un meilleur dépistage

De nos jours, les méthodes de dépistage du cancer de la prostate sont encore peu fiables et entrainent souvent des opérations chirurgicales inutiles. Pour répondre aux polémiques engendrées par le manque de précision, les spécialistes de la maladie présents au Congrès international de radiologie qui s’est tenu dernièrement à Chicago, conseillent dorénavant l’utilisation systématique et précoce de l’IRM (imagerie par résonnance magnétique), une méthode indolore, performante et sans risque. Pour plus de fiabilité, il est préférable d’effectuer un IRM dans le cadre du protocole de dépistage normal avec examen clinique et biopsie.

Des données intéressantes

D’après les autorités scientifiques, 50% des hommes âgés de plus de 50 ans présentent des foyers microscopiques de cellules cancéreuses mais la plupart de ces lésions n’évolueront pas et les patients meurent plutôt de vieillesse et d’autres maladies. Les débats sur le sujet dénoncent pourtant les 70 000 cancers diagnostiqués tous les ans avec 22 000 prostatectomies réalisées par les spécialistes français. Des chiffres encore très élevés vu que cette intervention crée des effets secondaires irréparables et gênants comme l’incontinence urinaire et les troubles de l’érection.

Une révision des pratiques

Profitant des avancées technologiques, les radiologues ont créé de nouvelles méthodes très performantes pour mieux détecter les tumeurs de la prostate. Toujours dans le cadre des techniques d’IRM fonctionnelles, le professeur Nicolas Grenier, radiologue au CHU de Bordeaux et membre du bureau de la Société française de radiologie (SFR) explique que l’IRM de perfusion est capable de cibler les zones très vascularisés tandis que l’IRM de diffusion est destiné à identifier les tissus de nature cancéreuse. De plus, le spécialiste ajoute que les experts américains et européens luttent pour la mise en place d’une détection primaire par IRM avec le toucher rectal et le calcul du taux de PSA. Enfin, d’autres expériences sont en cours pour prouver l’efficacité de l’IRM sur le dépistage des cancers évolutifs et la réduction de la mortalité tout en limitant les traitements.

Santé : se méfier des traumatismes uro-génitaux

D’après une recherche américaine, les accidents de la sphère urogénitale constituent chaque année 16 000 visites enregistrées par les services d’urgence. D’après les auteurs de l’étude, il existe des précautions efficaces pour éviter ces traumatismes.

Dirigée par le professeur Benjamin Breyer, une équipe de l’Université de Californie à San Francisco a mis en place une étude approfondie de la base de données nationales concernant les blessures de la sphère uro-génitale enregistrées entre 2002 et 2010. Le procédé consistait à déterminer les causes de ce type d’accident responsable des blessures sur les organes génitaux, les voies urinaires et les reins de quelques 142 000 adultes.

Des cas différents entre les hommes et les femmes

D’après les recherches, 70% des accidents touchent essentiellement les hommes de 18 à 28 ans blessés pendant le sport : le cyclisme avec son lot de blessures provoquées par la barre transversale du cadre du vélo, les coups reçus au baseball, au football américain ou au basketball. Chez les seniors, les traumatismes inguinaux (au niveau de l’aine) sont provoqués par les chutes dans la salle de bain et les chocs sur les rebords des toilettes ou des baignoires. En ce qui concerne les femmes, les graves blessures viennent en majorité du rasage des poils pubiens et de la toilette intime agressive qui engendrent des infections urinaires.

Une amélioration de la sécurité dans la salle de bain et wc

Pour les personnes âgées, le professeur Breyer conseille l’utilisation de tapis de bain antidérapants pour éviter les chutes graves qui peuvent s’avérer mortelles. En ce qui concerne les sportifs, le port de protèges adaptés et le rembourrage des barres et cadres de vélos sont essentiels. Enfin, les femmes ne doivent jamais raser leur maillot et opter pour les autres techniques d’épilation plus efficaces et plus confortables.

Incontinence urinaire : le succès des protections lavables intimes

Après un accouchement ou avec les effets de l’âge, les femmes peuvent avoir de petits problèmes de fuite urinaire lors des moments d’efforts comme les exercices physiques. La gêne survient aussi durant des gestes quotidiens comme le fou-rire, l’éternuement ou le soulèvement d’une charge lourde. Pour les aider, il existe un innombrable choix de protège –slips et de protections adaptées

L’intérêt des produits lavables

Dans les Deux-Sèvres, sa gamme de protections intimes lavables a permis à la petite entreprise Plim de remporter le trophée du procédé innovant délivré par le salon Croissance verte de La Rochelle. Inspirées des modèles de protections d’antan, ces serviettes confortables ont été remises au gout du jour avec une membrane de coton, une couche absorbante de coton, d’un chanvre ultrafine et d’une dernière membrane imperméable respirant. Il s’agit de matériaux 100% bio et écolos lavables en machines et conçus pour répondre aux attentes des femmes conscientes de leur impact sur l’environnement.

Un design rigolo

Pour sortir de l’image des vielles serviettes épaisses utilisées par nos grands-mères, Capucine Mercier et ses deux collaboratrices ont choisi des tissus aux motifs très colorés comme des papillons, des étoiles, des rayures, des tons roses, bleus ou verts, bref, autant de choix pour amuser la clientèle. Pour les problèmes d’incontinence urinaire des personnes âgées, il existe des protections aux divers formats adaptés aux morphologies de chacun.

Une récompense méritée

Depuis sa création en 2009, Plim a su faire évoluer la qualité de ses produits confectionnés par 3 personnes qui travaillent à domicile. Un mode d’activité qui permet d’augmenter les salaires puisqu’il n’y a pas besoin de financement de local. Ce procédé n’a pas échappé au jury de La Rochelle. Parmi les représentantes de l’entreprise, Carole de Cancellis mise sur l’impact du trophée qui fera office de reconnaissance, de coup de pouce et de logo pour les produits Plim.

Les effets des interactions médicamenteuses sur l'incontinence urinaire

Parue dans la dernière édition de l'International Journal of Clinical Practice, une méta-analyse chinoise a permis de faire le point sur les méfaits des interactions entre les médicaments et autres suppléments, compléments alimentaires et vitamines utilisés chez les patients sous traitement neurologique ou cardio-vasculaire.

Des effets irréversibles

Basé sur l’analyse de 54 articles de synthèse et 31 études consacrées aux effets secondaires des interactions médicamenteuses, les chercheurs ont révélé que les situations les plus graves sont souvent causées par des suppléments très accessibles comme le fer, le calcium, le magnésium, le millepertuis et le ginkgo. Selon le docteur Hsiang-Wen Lin du Collège de pharmacie, de l’École de médecine de Chine (Taiwan), associés à plusieurs types de médicaments, ces compléments provoquent des problèmes cardiaques, des douleurs thoraciques ou abdominales ainsi que de terribles migraines. En termes d’addiction, plus d’un patient américain sur deux a recours aux suppléments pour perfectionner leur traitement contre une maladie chronique.

Suite à l’analyse de 213 substances et 509 médicaments sur prescription, les spécialistes ont réussi à identifier 882 interactions médicamenteuses très graves. Parmi les médicaments les plus dangereux figurent l’aspirine, la ticlopidine, la warfarine, la digoxine et l’insuline. Du côté des suppléments, 42% d’entre eux agissent en modifiant la pharmacocinétique des médicaments, soit le processus d’absorption, de diffusion, de métabolisme et d’élimination du médicament par l’organisme. En termes d’effet secondaire, 16,4% des interactions provoquent des dommages irréparables sur le système gastro-intestinal, 14,5% sur le système neurologique et 12,5% sur le système génito-urinaire. Dans cette dernière catégorie figurent entre autres les cas d’incontinence urinaire.

Botox : un meilleur traitement des incontinences urinaires

Pour venir à bout des gênes caractéristiques de l’incontinence urinaire, des spécialistes américains ont trouvé la solution miracle : des injections de toxine botulique dans la vessie.

A part ses propriétés esthétiques, le botox est également indispensable dans le traitement de la migraine chronique et dans la régulation de la transpiration abondante. Toutes les formes d’incontinence urinaire viennent s’ajouter à la liste puisque la toxine botulique remplace tout à fait les médicaments anticholinergiques.

C’est ce qu’a démontré une étude américaine parue récemment dans le New England Journal of medecine. Si la toxine botulique utilisée dans le traitement de l’incontinence urinaire causée par une lésion nerveuse après un traumatisme de la colonne vertébrale est déjà reconnue par la Food and Drug Administration, les troubles urinaires liées à d’autres pathologies devaient toujours être traitées avec des anticholinergiques oraux. Pour changer la donne, les spécialistes américains ont misé sur la réduction des épisodes d’incontinence sur une durée de 6 mois avec une nette amélioration de la qualité de vie des patientes. En pratique, la recherche s’est basée sur un groupe de 250 femmes présentant des problèmes d’incontinence urinaire. Elles on été divisées en deux groupes : le premier continuait les traitements avec des médicaments oraux tandis que le deuxième recevait une injection de botox dans la vessie.

Six semaines ont suffit à obtenir un résultat intéressant : pour 70% des patientes des deux groupes, la fréquence des fuites urinaires a nettement diminué (de 5 à 3), la toxine botulique et les médicaments anticholinergiques ont exactement les mêmes effets et le traitement au botox a permis à deux fois plus de femmes de guérir de leur incontinence. Enfin, il est important de noter que les effets du botox se tarissent et une injection tous les 9 mois est nécessaire.

Interdiction des autotests de dosage du PSA pour le cancer de la prostate

Une note d’interdiction de mise sur le marché, d’importation, de distribution en gros et de délivrance au public des dispositifs médicaux d’autodiagnostic du PSA vient d’être émise par l'Agence nationale de sécurité du médicament.

Destinés à l’usage domestique, les dispositifs médicaux d’autodiagnostic du PSA permettent aux patients de réaliser eux-mêmes un dosage de l’antigène prostatique spécifique (PSA). Puisqu’un simple dosage du PSA n’est pas fiable pour diagnostiquer le cancer de la prostate, il est indispensable de le réaliser durant une prise en charge globale de dépistage du cancer, en faisant appel à d’autres examens tels le toucher rectal et la biopsie prostatique transrectale.

Sur le point de vue technique, les biopsies prostatiques réalisées avec une vérification échographique permettent de prélever à l’aiguille des échantillons de tissu prostatique dans 10 à 12 zones de la prostate. Il s’agit d’un examen douloureux qui peut avoir de véritables effets secondaires gênant telles les inflammations, les infections et les saignements.

Jusqu’à ce jour, aucun résultat important n’a été enregistré sur la réduction du taux de mortalité globale des populations d’hommes à haut risque, l’utilisation du dosage du PSA en dépistage systématique ou ciblé n’est donc pas essentielle.

Ce type de dépistage risque de créer un sur-diagnostic du cancer de la prostate et les examens invasifs complémentaires comme les biopsies ne feront que créer des effets secondaires. En termes de sur-traitement, les chirurgies, les radiothérapies et les hormonothérapies n’ont pas de réel impact sur le pronostic de la maladie et peuvent être à l’origine de complications graves comme l’incontinence urinaire, les troubles de l’érection, l’absence d’éjaculation et les troubles digestifs.

Cette décision sera visible dans le Journal officiel de la République française et il appartient au directeur de l’évaluation des dispositifs médicaux et au directeur de l’inspection et des établissements de veiller à son exécution.

Incontinence urinaire : de nouveaux traitements révélés

L’édition 2012 du congrès de l’ERS (European Respiratory Society) se tient actuellement à Vienne. Parmi les avancées scientifiques présentées durant l’événement, une recherche espagnole a permis de mettre un lien entre le traitement de l’apnée du sommeil et l’hyperactivité vésicale féminine.

Rédigée par Nuria Grau de l’hôpital del Mar, Barcelone, Espagne, l’étude a déterminé le lien entre l’hyperactivité vésicale due à une hausse de la fréquence des mictions, une incontinence et une nycturie (fréquents éveils nocturnes pour uriner). Puisque la nycturie est une manifestation caractéristique de l’apnée du sommeil, le spécialiste et son équipe ont démontré le lient entre les traitements de ces deux types de troubles.

Parmi les 72 femmes enquêtées, 62 étaient atteintes du syndrome du sommeil après avoir répondu à un questionnaire détaillé sur leur contrôle vésical : urgenturie, fréquence des mictions, incontinence et nycturie. Pour réussir à bien évaluer la gravité des symptômes et le degré de l’inconfort, les spécialistes ont demandé aux volontaires de chiffrer sur un score de 1 à 3 les gènes liés aux 4 manifestations.

Ainsi, le groupe des femmes souffrant d’apnée du sommeil a enregistré un score de 5/12 contre 3/12 pour celui des autres femmes.

Concernant le traitement par pression positive, Nuria Grau confirme : « En Europe, l’hyperactivité vésicale a une prévalence de 16 % chez les femmes de plus de 40 ans, avec une altération de la qualité de vie. Les résultats de cette étude montrent que le contrôle vésical pourrait être associé à l’apnée du sommeil, mais nous ne savons pas s’il existe une relation de cause à effet. La prochaine étape de notre recherche est d’étudier le rôle du traitement par pression positive chez ces patientes et son impact sur les signes d’hyperactivité vésicale. »

La descente d’organes : un problème généralisé

Caractéristique de la femme, la descente d’organes ou « prolapsus » est une infection bénigne survenue suite à un affaiblissement du périnée. Ce sont les organes du petit bassin qui envahissent les zones du vagin d’une façon permanente ou durant les efforts.

Parmi les cas les plus fréquents figurent le cystocèle qui concerne la paroi antérieure du vagin et de la vessie ; l’hystérocèle qui atteint l’utérus ; le rectocèle qui envahit la partie postérieure et basse du vagin et du rectum ; l’élytrocèle qui est une descente de la partie haute et postérieure du vagin ainsi que de l’intestin ; la colpocèle concerne le col de l’utérus.

Des symptômes particuliers
Chez les femmes qui souffrent de prolapsus, la maladie a été décelée suite à une sensation de gêne dans le vagin, la présence d’une boule extériorisée dans la vulve qui est visible ou sentie de manière permanente ou durant les efforts physiques et l’impression d’une pesanteur dans le bas-ventre et la vulve.

Parmi les autres cas moins fréquents figurent l’incontinence urinaire d’effort, la gêne lors des rapports sexuels, l’incontinence anale, la constipation, les irritations et les ulcérations.

Les causes de la maladie
Le prolapsus survient après un relâchement des muscles du périnée. Toutes les femmes courent le risque après les accouchements difficiles à répétition qui créent des déchirures périnéales et des étirements de muscles. Il est donc essentiel de suivre un programme de rééducation périnéale après chaque accouchement.

Viennent ensuite le vieillissement et la carence hormonale liés à la ménopause mais l’obésité et la sédentarité sont aussi de véritables déclencheurs de la descente d’organes.

Les traitements du prolapsus
La descente d’organes est soignée selon son degré d’importance. Pour le stade 1, l’organe descendu n’est pas encore visible et quelques rééducations périnéales et un traitement hormonal à base d’estrogènes suffisent pour y remédier. Pour le stade 2, le prolapsus est présent dans la vulve et commence à être visible. Là, le médecin peut déjà proposer l’intervention chirurgicale mais elle est indispensable au stade 3 car le prolapsus envahi l’extérieur de la vulve. Pour finir, le stade 1 peut être bénéfique car ce prolapsus empêche l’incontinence urinaire.

Incontinence urinaire : un fléau pour les jeunes femmes

Une récente recherche australienne a permis de démontrer que plus d’une jeune femme sur dix souffre d’incontinence urinaire.
D’une manière générale, l’incontinence urinaire survient suite à un accouchement, durant une infection urinaire ou chez les personnes âgées. Mais une étude australienne a réalisé que 12,6% des femmes de 20 ans souffrent également de perte involontaire d’urine.

Pour avoir ces données, l’équipe d’O'Halloran ont observé les cas de quelques 1002 jeunes femmes avec une moyenne d’âge de 22 ans et demi. Parmi les personnes interrogées, quelques unes étaient étudiantes, d’autre non scolarisées, certaines encore vierge mais les critères de sélections étaient surtout basés sur l’absence de maternité.

L’importance de la pilule
Pour ce qui est des étudiantes, les recherches ont permis de faire un lien entre l’incontinence urinaire, l’utilisation de la pilule contraceptive et l’activité sexuelle. Les résultats ont démontré qu’une étudiante sur cinq était sujette à l’incontinence urinaire car elle était sexuellement active et ne prenait pas la pilule. Dans le cas contraire, les étudiantes sous pilule étaient moins exposées car seulement 0,7% d’entre elles souffrent de perte involontaire d’urine. Enfin, 10,1% des vierges ont des problèmes d’incontinence urinaire.

Une mauvaise qualité de vie
Il est à noter que le traitement des incontinences urinaires ne doit pas être pris à la légère car cette maladie affecte vraiment la qualité de vie des malades. Pour ce qui concerne les jeunes femmes qui ont fait l’objet de cette étude, la moitié a diminué la quantité journalière de boisson pour réduire les pertes d’urines involontaires, d’autres sont plus gênées par les odeurs des urines et une jeune femme sur trois est obligée de porter des protections hygiéniques.

Mutilation Génitale Féminine : une nouvelle loi

Une nouvelle législation suisse tente d’éradiquer la pratique des excisions dans le pays et à l’étranger. Parmi les initiateurs de ce changement, Andrea Candrian, chef suppléant de l'Unité du droit international pénal de l'Office fédéral de la justice estime que « Grâce à une nouvelle disposition dans le code pénal, les mutilations génitales féminines peuvent être poursuivies et punies par un juge suisse, même si les faits ont eu lieu à l'étranger et même s'ils ont eu lieu dans un pays qui les autorise ».

Une peine de dix ans d’emprisonnement
Cette révision du code pénal sera chargée de punir toute personne qui s’adonne encore à cette pratique. «Ceux qui contribuent à un tel crime peuvent également être poursuivis. La personne ayant pratiqué l'excision peut se retrouver devant la justice, mais aussi la famille si elle a organisé et facilité la procédure», confirme Andrea Candrian. En procédant ainsi, la justice Suisse espère décourager les parents qui veulent encore honorer cette mauvaise tradition, que ce soit en dehors ou à l’intérieur même du pays. Pour ce qui est de la sentence proprement dite, elle pourra aller jusqu’à dix ans de prison suivant les cas.

Concernant la nouvelle loi, en tant que porte-parole du comité suisse pour l’UNICEF, Katrin Piazza confirme que « Le nouvel article de loi montre clairement que la Suisse ne tolère pas cette violation des droits humains. Les MGF sont une violation des droits humains et une violation sévère des droits de l'enfant, qui garantissent explicitement le droit à l'intégrité physique ». En effet, les données de l’UNICEF Suisse évaluent à 7000 le nombre de victimes d’excisions dans le pays. Ces chiffres sont les fruits d’une enquête réalisée en 2001 et 2004 tandis qu’une nouvelle étude est prévue pour cette année.

Si les victimes de ces mutilations génitales féminines n’osent pas souvent témoigner leurs douleurs physiques et morales, elles en subissent chaque jour les conséquences telles l’incontinence urinaire, les infections urinaires chroniques, les kystes, les rapports sexuels douloureux et les risques d’accouchement.

Risques d’incontinence urinaire limités si l’accouchement se fait par césarienne

Il semblerait que l’accouchement par césarienne limiterait les risques d’incontinence urinaire. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par l’Université de Göteborg en Suède : les femmes ayant accouché par césarienne sont 3 fois moins touchées par l’incontinence urinaire que les femme ayant accouché par voie basse.

Autre chiffre intéressant : les femmes ayant accouché par voie naturelle courent 3 fois plus de risques d’être touchées par l’incontinence urinaire dans les 10 années suivant l’accouchement, un inconfort qui peut durer jusqu’à 20 ans après la naissance !

L’étude a été publiée ce mois de mars 2012 dans le journal médical International Journal of Obstetrics and Gynaecology. Elle a porté sur 6148 femmes, toutes mères d’un seul enfant, et ont été interrogées sur l’incontinence urinaire.

Pour les accouchement par voie naturelle : 40% des femmes interrogées ont dit être victimes de fuites urinaires, contre 28% des femmes ayant accouché par césarienne.

Outre le mode d’accouchement et le traumatisme qui en résulte pour l’organisme féminin, l’équipe en charge de l’étude a rappelé que plusieurs autres facteurs contribuent également à accroître le risque d’incontinence : l’obésité, le surpoids, le vieillissement des tissus, etc.