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Cancer de la prostate : pour un meilleur dépistage

De nos jours, les méthodes de dépistage du cancer de la prostate sont encore peu fiables et entrainent souvent des opérations chirurgicales inutiles. Pour répondre aux polémiques engendrées par le manque de précision, les spécialistes de la maladie présents au Congrès international de radiologie qui s’est tenu dernièrement à Chicago, conseillent dorénavant l’utilisation systématique et précoce de l’IRM (imagerie par résonnance magnétique), une méthode indolore, performante et sans risque. Pour plus de fiabilité, il est préférable d’effectuer un IRM dans le cadre du protocole de dépistage normal avec examen clinique et biopsie.

Des données intéressantes

D’après les autorités scientifiques, 50% des hommes âgés de plus de 50 ans présentent des foyers microscopiques de cellules cancéreuses mais la plupart de ces lésions n’évolueront pas et les patients meurent plutôt de vieillesse et d’autres maladies. Les débats sur le sujet dénoncent pourtant les 70 000 cancers diagnostiqués tous les ans avec 22 000 prostatectomies réalisées par les spécialistes français. Des chiffres encore très élevés vu que cette intervention crée des effets secondaires irréparables et gênants comme l’incontinence urinaire et les troubles de l’érection.

Une révision des pratiques

Profitant des avancées technologiques, les radiologues ont créé de nouvelles méthodes très performantes pour mieux détecter les tumeurs de la prostate. Toujours dans le cadre des techniques d’IRM fonctionnelles, le professeur Nicolas Grenier, radiologue au CHU de Bordeaux et membre du bureau de la Société française de radiologie (SFR) explique que l’IRM de perfusion est capable de cibler les zones très vascularisés tandis que l’IRM de diffusion est destiné à identifier les tissus de nature cancéreuse. De plus, le spécialiste ajoute que les experts américains et européens luttent pour la mise en place d’une détection primaire par IRM avec le toucher rectal et le calcul du taux de PSA. Enfin, d’autres expériences sont en cours pour prouver l’efficacité de l’IRM sur le dépistage des cancers évolutifs et la réduction de la mortalité tout en limitant les traitements.