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Incontinence urinaire

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Bilan urodynamique, un examen non systématique en cas d’incontinence urinaire d’effort

D’après les données statistiques, 86% des femmes sont victimes d’incontinence urinaire d’effort à certaines périodes de leurs vies. Avec l’arrivée des appareils chirurgicaux innovants, cette forme d’incontinence nécessite souvent un bilan urodynamique préopératoire douloureux avant le passage au bloc opératoire. Dernièrement, trois recherches sur le sujet ont démontré que cet examen n’est plus une étape indispensable dans la prise en charge de la maladie.

Le cas de la France

Chez nous, le bilan urodynamique n’est pas exigé pour diagnostiquer l’incontinence urinaire féminine mais il facilite l’opération chirurgicale d’une incontinence urinaire d’effort pure dénuée de symptôme clinique associé. Cet examen devient obligatoire dès qu’il s’agit d’un cas d’incontinence urinaire sévère ou complexe et les détails de l’intervention sont expliqués dans une fiche descriptive de l’Association française d’Urologie (AFU). Toutefois, la chirurgie ne doit être envisagée qu’après échec des interventions conservatrices et pharmacologiques. D’autres solutions comme les exercices de renforcement du périnée et les protections absorbantes permettent également de surmonter l’incontinence urinaire d’effort.

Les études

Parue dans la revue Obstetrics and Gynecology, la première étude confirme que les résultats cliniques sont les mêmes avec ou sans le bilan urodynamique réalisé avant l’intervention. Pour arriver à de telles conclusions, les scientifiques de l’Université Radboud de Nimègue (Pays-Bas) et du Consortium Urogynecology ont comparé les cas de 578 femmes souffrant d’incontinence d’effort simple à opérer ou à traiter. Parmi elles, celles qui ont été opérées directement sans bilan préalable ont eu de meilleures améliorations par rapport à celles qui ont subi le bilan de routine.

Pour la seconde recherche, une expérience auprès de 630 femmes a permis aux experts de la Loyola University (Californie) de prouver qu’il n’est pas toujours nécessaire de soumettre les patientes à cet examen pénible. Enfin, la troisième étude incite les médecins à « considérer la question posée et de vérifier si le bilan urodynamique va modifier la prise en charge du patient » pour réduire les risques d’échec et de complications postopératoires.